Stage humanitaire

 

Les missions dites humanitaires n'ont pas vocation à valider un stage opérateur. Toutefois, un régime dérogatoire permet de remplacer le stage opérateur par une mission d’aide au développement pour au plus 10% d’une même promotion, soit environ 50 élèves.

Pour être éligible, la mission doit respecter toutes les conditions ci-après :

  • l’organisme doit être sur la liste de « Coordination Sud » ou «Caritas» (voir http://www.coordinationsud.org et http://www.caritas.org) ;
  • il doit s'agir d'une ONG reconnue dans le domaine du stage: production, maintenance ou logistique (BTP, agriculture, etc.). Les ONG à but éducatif sont hors champ du stage opérateur;
  • le nombre d’élèves est limité à 12 par organisme ;
  • le nombre d’élèves est limité à 4 par destination géographique (village où se trouve le chantier), lesquelles doivent être à plus de 2 heures de transport local l’une de l’autre ;
  • le pays de destination ne doit pas se trouver dans la liste rouge des pays interdits par la DPI : http://www.mobility.ecp.fr/Accueil/bien_choisir/Entreprises
  • la mission doit être une mission d’exécution dans laquelle les élèves ont une hiérarchie locale réelle.

Les élèves candidats à cette dérogation devront faire parvenir un dossier à la Direction du Cursus Ingénieur Centralien avant le 15 janvier contenant le formulaire de demande, un CV, une lettre de motivation et un organigramme hiérarchique précisant la localisation des élèves concernés (France ou lieu d’exécution de la mission) et le positionnement du responsable de l’élève dans cet organigramme. La réponse de la DCIC, sera donnée avant le 31 janvier. En cas de réponse favorable, la convention de stage sera signée avec l’organisme, seul responsable du stage. Le départ sera subordonné à l’absence de recommandation contraire du Ministère des Affaires Etrangères.


Il convient de noter que le fait de ne pas se trouver sur la liste rouge des pays interdits par la DPI est une condition nécessaire d’éligibilité qui n’est pas suffisante. En outre les conditions de sécurité peuvent évoluer dans le temps en fonction de la situation du pays et du contexte international. Au cas où la mission ne pourrait pas être accomplie, un stage opérateur devra être effectué.


La transmission du dossier ne garantit pas une réponse positive de la DCIC. Aussi les élèves ne doivent en aucun cas prendre d’engagement (en particulier financier) sans avoir eu l’accord de la DCIC.

Compétences à acquérir en fin de stage :

  • Capacité à s'intégrer dans une organisation (ONG, association d’élèves), à l'animer et à  la faire évoluer
  • Suivi de projet (sur le terrain, d’une année sur l’autre)
  • Prise en compte des enjeux sociétaux et économiques des populations
  • Respect des valeurs sociétales (éthique de l’ingénieur)
  • Capacité à changer d’angle de vue

Organisation du stage

Ce stage se déroule sur 6 semaines minimum, en continu et au même poste, entre la première et la deuxième année du cursus ingénieur Il nécessite une préparation sur toute l’année, afin d’acquérir avant le départ :

  • Une connaissance précise des besoins et des attentes de la population sur place ;
  • Une connaissance précise de sa culture et de ses codes sociaux ;
  • Une connaissance technique spécifique liée au contenu de la mission et au matériel   utilisé pendant cette mission ; Une capacité à faire face à l’imprévu grâce à une préparation spécifique au métier d’humanitaire qui devra être délivrée par l’association organisant la mission et à une formation aux premiers secours (PSC 1)

Par ailleurs, cette préparation en amont devra prendre en compte les aspects sécuritaires (au niveau du chantier comme au niveau de l’environnement de vie).

Support

  • Formation PSC1
  • Formation aux enjeux des métiers de l’humanitaire (assurée par l’association de départ)
  • Une journée (petits groupes) de restitution de stage

Evaluation

  • Rapport écrit (50% de la note)
  • Restitution de stage humanitaire (50% de la note)